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Brexit : « Comme le boxeur qui résiste sous une pluie de coups, Theresa May garde le cap »

mercredi 21 novembre 2018 par Charles Sterlin

La ténacité de la première ministre britannique finit par impressionner jusqu’à ses opposants, souligne dans sa chronique Sylvie Kauffmann, éditorialiste au « Monde ».

Chronique. Tous les DRH le savent : quand la situation est désespérée au sommet, cherchez une femme. Lorsque Dominique Strauss-Kahn a plongé le FMI dans le déshonneur, on a trouvé Christine Lagarde. Lorsque David Cameron a quitté Downing Street en sifflotant après avoir plongé la Grande-Bretagne dans le chaos avec son référendum sur le Brexit, il a été remplacé par Theresa May.
A 62 ans, Theresa May a le job le plus dur de l’Union européenne, celui de diriger un gouvernement dont la tâche essentielle, qui accapare la totalité de son énergie, est une mission impossible : faire sortir le Royaume-Uni de l’Union européenne en en gardant les bénéfices sans en avoir les servitudes.
Au rythme où les ministres le quittent, ce n’est d’ailleurs plus un gouvernement, c’est une passoire. Le défi auquel est confrontée la première ministre britannique est tellement inhumain que plus personne n’essaie de lui accoler le cliché le plus éculé, celui que l’on réserve aux femmes de pouvoir : la « dame de fer ».
Des nerfs d’acier
La Dame de fer, il n’y en a eu qu’une, hormis la reine Victoria : Margaret Thatcher. Bien que toutes deux membres du parti conservateur, les deux premières ministres sont très différentes. Theresa May a certes fini par adopter dans l’esprit, sinon dans la forme, la devise qui a réussi à Mme Thatcher, la fameuse TINA (There Is No Alternative), mais elle n’a ni le charisme, ni la puissance, ni le


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