MosaikHub Magazine

L’affaire du financement libyen en cinq points

dimanche 25 mars 2018 par Charles Sterlin

Un intermédiaire qui accuse, un témoin clé décédé : l’enquête sur des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle victorieuse de Nicolas Sar­kozy en 2007 met en scène des versions contradictoires.

Quels sont les motifs de mise en examen ?
Nicolas Sarkozy - dont l’avocat n’a pas pu être joint vendredi - est mis en examen pour trois délits présumés.
- Corruption passive (art. 432-11 du Code pénal) : il lui est reproché d’avoir accepté de l’argent de l’État libyen pour, en échange, aider celui-ci à restaurer son image sur la scène internationale. Délit passible de 10 ans de prison et 150 000 € d’amende.
- Recel de détournement de fonds publics libyens (art. 432-15) : délit qui découlerait de la corruption passive, si elle était avérée. Passible de 10 ans de prison et un million d’euros d’amende.
- Financement illicite de campagne électorale : infraction au Code électoral (L 52-8, L 52-11, L 52-12, L 113-1), passible de 3 ans de prison et 45 000 € d’amende.
Qui porte l’accusation ?
Ils ont tous en commun d’avoir une parole à la fiabilité douteuse, une réputation sulfureuse et des raisons d’en vouloir à Nicolas Sarkozy. Beaucoup d’entre eux sont aujourd’hui invisibles. L’un des noms qui revient le plus souvent est celui de Ziad Takieddine. Cet homme d’affaires franco-libanais, déjà condamné dans d’autres ...


Accueil | Contact | Plan du site | |

Creative Commons License

Promouvoir & Vulgariser la Technologie