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On sait (enfin) pourquoi les dinosaures ont disparu

samedi 9 juillet 2016 par Sterlin Charles

Ce ne sont donc ni une météorite ni des volcans qui ont eu la peau des lézards géants, mais bien les deux réchauffements climatiques qui ont suivi.

Par Frédéric Lewino

D’abord, balayons une idée trop répandue : les dinosaures n’ont absolument pas été les victimes directes de la chute d’une météorite sur le Mexique. Selon un récent article paru dans la revue Nature Communications, leur descente aux enfers est plutôt la conséquence de deux épisodes de réchauffement climatique.

Le premier aurait été déclenché par de monstrueuses éruptions volcaniques dans la région du Deccan, en Inde, et le deuxième, par la chute de la fameuse météorite de Chicxulub. Ces deux méga-catastrophes ont provoqué de monstrueuses émissions de gaz à effet de serre. L’auteur principal de l’étude, Sierra Petersen, de l’université du Michigan, a déduit tout cela de l’observation de 24 fossiles de mollusques datant de la période critique. Celle-ci montre une première hausse de la température des océans de 7,8 °C après les éruptions volcaniques dans le Deccan, voilà 66 millions d’années, suivie par une deuxième augmentation, de 1,1 °C, 150 000 ans plus tard, lors de la chute de la météorite.

Deux coups de chaud

Ces deux coups de chaud ont eu la peau de la plupart des grosses espèces de dinosaures. À l’exception de ceux qui savaient voler, puisqu’ils sont à l’origine de nos oiseaux. Jusqu’à présent, on pensait que les premiers mammifères avaient déjà commencé leur diversification plusieurs millions d’années auparavant. Mais, après une calibration plus fine des fossiles de mammifères, Thomas Halliday (University College of London) a remis en cause cette idée. Il a ainsi constaté que nos ancêtres à placenta se sont mis à évoluer bien plus rapidement après la disparition des lézards géants. Plus précisément, au cours des dix millions d’années ayant suivi celle-ci, les mammifères se sont diversifiés trois fois plus vite qu’au cours des 80 millions d’années précédentes. Le chercheur a même calculé que l’ancêtre commun aux 5 000 espèces de mammifères actuels – dont l’homme – vivait il y a exactement 69 millions d’années, soit tout juste 3 millions d’années avant la disparition des dinosaures.


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