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L’appel au calme de Pierre Josué Agénor Cadet aux syndicalistes

vendredi 21 avril 2017 par Sterlin Charles

Suite à un appel à la grève lancé par les syndicats d’enseignants pour exiger des autorités du ministère de l’Éducation nationale le paiement de leurs arriérés de salaire depuis plusieurs mois, le ministre Pierre Josué Agénor Cadet appelle au calme et promet de satisfaire incessamment les revendications des enseignants.

National -
Les portes du bureau de la Direction départementale de l’éducation de la Grand’Anse sont actuellement verrouillées. C’est l’œuvre des grévistes. Ils réclament illico plusieurs mois d’arriérés de salaire et leurs lettres de nomination. À en croire leurs propos, pas question de terminer l’année académique sans la satisfaction de leurs revendications. C’est ainsi qu’ils invitent le ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), Pierre Josué Agenor Cadet, à respecter ses engagements en leur faveur. « Le ministère doit respecter ses promesses prises envers nous. Il ne doit faire aucun faux pas. Sa mission, c’est de satisfaire les revendications des enseignants », pilonnent des syndicalistes.

Profondément préoccupé par des appels à la grève dans le secteur public, l’ancien professeur et directeur de lycée, le ministre Pierre Josué Agenor Cadet, fait appel à la compréhension et au sens de responsabilité des enseignants en grève. Il semble que le ministre ne digère pas cette réalité. « Comment répondre aux revendications justes et légitimes envers ceux qui sont en poste avec leurs lettres de nomination sans rémunération depuis plusieurs années, si le budget rectificatif n’est pas encore voté et les crédits alloués en conséquence ? », se demande le ministre qui entend au passage répondre aux attentes des enseignants, tout en les interpellant à user d’un peu de patience.

Va-t-on encore une fois pénaliser les enfants des familles de ceux qui sont dans le secteur ? Après Matthew et tous les autres problèmes enregistrés dans le pays, le manque criant de ressources, peut-on faire comme si tout est normal et continuer à punir le secteur de l’éducation ? Autant de questions formulées par un ministre qui dit comprendre la réalité des enseignants sans salaire.

Pour le ministre Cadet, par ailleurs, les instituteurs qui sont payés régulièrement doivent fournir un service adéquat aux enfants pendant que l’État se mobilise parallèlement pour acquitter ses dettes dans le meilleur délai. « Ceux qui détiennent leurs lettres de nomination… et qui sont en droit chemin seront rémunérés », a-t-il fait savoir comme pour dire qu’il y a des intrus parmi les grévistes.

« Cela ne doit pas servir de prétexte aux éternels absentéistes qui viennent prendre leurs chèques chaque fin de mois sans fournir les heures de service convenables », a fait remarquer le ministre qui dénonce énergiquement cette pratique qui gangrène nos lycées et affecte le temps réel d’apprentissage des élèves compte tenu du taux d’échec élevé enregistré dans ces écoles.

Emmanuel Thélusma

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